Comment écrire un roman témoignage


Bonjour tous !
Si vous lisez cet article, c’est peut-être parce que vous souhaitez écrire un témoignage. Et c’est merveilleux ! Vous avez cependant songé à certains aspects du témoignage qui vous dérangent, à savoir principalement le fait que tout le monde vous découvre, connaisse les moindres détails de votre vie, etc… Oui mais voilà, c’est tout là le principe du témoignage malheureusement ! Et il est quasi inconcevable de passer outre. 
Cependant il y a une superbe façon de relater un témoignage tout en conservant un peu de recul et d’intimité : le témoignage romancé, ou roman-témoignage.
Pour en avoir écrit un, je dois avouer que je suis ravie du résultat, surtout pour les raisons que je vais vous expliquer dans cet article. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis auteure de six ouvrages, dont un roman psychologique sur les pervers  narcissiques, sous le titre de « Il disait qu’il m’aimait », paru sous mon nom de plume Gena Loren. A retrouver ici si vous souhaitez voir la forme que je lui ai donné

Le témoignage, c’est … VOUS ! A 100% ! Et oui, lorsque vous rédigez sous cette forme, votre livre se vend en ce sens que les gens achètent VOTRE histoire, tout en sachant que l’auteur se base sur des faits réels, sur son propre vécu. Bien entendu, s’ils achètent votre livre c’est aussi parce que le sujet les intéresse, mais ils ont conscience de s’immiscer dans la vie privée d’un auteur, d’une certaine façon. Du coup, si vous aviez espoir de conserver un tout petit peu d’intimité, de secret dans ce vécu parfois délicat, c’est raté ! Vous vous confiez entièrement dans cette fabuleuse quête de transmission de votre histoire, mais le témoignage pur et dur ne vous permettra pas de vous écarter de la réalité et vous met à nu, en quelques sortes. Evidemment, à vous de sélectionner les passages que vous souhaitez dévoiler ou non.
Le témoignage romancé… c’est VOUS …. et TOUT LE MONDE ! Vous choisissez de mettre en scène votre propre vécu, tout en le relatant de la façon la plus entière qui soit. Vous pouvez modifier les lieux, les dates, les noms des personnages, en inventer de nouveaux, bref vous pouvez « broder » autour de votre histoire, afin de l’étoffer, d’y ajouter des éléments de recherche, et ainsi lui donner un autre aspect. Cela vous permet également de faire en sorte que le personnage principal (donc VOUS) ne s’appelle pas vraiment comme vous. Ceci vous permet de conserver l’anonymat, par exemple si votre ouvrage contient des éléments que votre famille ignore et que vous souhaitez conserver secrets. C’est exactement ce que j’ai fait dans mon roman psychologique : le personnage principal c’est moi, mais étant donné que les faits sont romancés et brodés avec des éléments de recherche, impossible pour qui que ce soit de dissocier le réel vécu de la fiction et donc de m’associer à un quelconque fait décrit dans ce roman. Sauf maintenant étant donné que je viens de vous le dire ! Dans ce type d’écriture, les lecteurs peuvent s’identifier plus aisément, et ont même parfois l’impression que l’on a rédigé leur histoire (c’est par ailleurs ce que me disent certaines femmes en message après la lecture de mon roman psychologique. Je ne pense pas qu’elles se seraient identifiées aussi facilement si je n’avais pas romancé mon histoire). L’histoire parle alors au plus grand nombre et c’est tant mieux, car c’est là le but de notre démarche !

Alors quels sont les avantages d’un roman-témoignage ? Ecrire sous cette forme peut être vraiment utile si l’histoire que vous avez à raconter comporte des éléments un peu intimes, gênants (mais indispensables pour la compréhension de l’histoire !). Il est vrai que rédiger son témoignage sous une forme romancée nécessite une prise de recul importante puisque ce n’est plus VOUS le personnage principal, mais bien un personnage créé de toute pièce.
Vous ne direz plus « Je », vous direz « Il » ou « Elle », et cela pourra parfois vous donner l’impression de vous perdre dans vos écrits. Par exemple, j’avais, pendant l’écriture de « Il disait qu’il m’aimait », tendance à oublier que ce que vivait mon personnage, c’était mon histoire, tant j’étais prise par la forme romancée, j’ajoutais des éléments de recherches (scientifiques par exemple pour étayer mes propos), ce qui en a découlé parfois que je perdais cette sensibilité pourtant si importante à ce sujet très dur que sont les pervers narcissiques. Je faisais vivre mon personnage, en oubliant à certains moments qu’il s’agissait de mon vécu avant tout. Il fallait alors me reconcentrer et reprendre conscience que j’écrivais un roman oui, mais autour duquel gravitait un témoignage poignant découlant de ma propre vie. Je vous avouerais que ce n’était pas simple par moment.
Romancer son témoignage demande aussi plus de travail en ce qui concerne la structure de l’histoire. En effet, si pour rédiger son témoignage, le feeling est notre meilleur allié, il faut bien garder à l’esprit qu’il n’en est pas de même pour un roman. Ecrire un roman exige qu’il y ait un minimum de structure, de cohérence dans la chronologie, dans le déroulé de l’histoire. Il va donc vous falloir mettre en place une sorte de plan de travail, découper les chapitres correctement, chose à laquelle vous n’auriez sans doute pas prêté cas s’il s’était agi d’un témoignage ordinaire. Et c’est normal.

Si je pouvais donner un seul conseil, ce serait d’écrire un premier jet totalement brut, en gardant évidemment en tête que l’on est dans le cadre d’un roman, et de se demander à la fin de l’écriture si notre personnage principal (celui qui nous représente), est un assez bon porte-parole de notre vécu.
Transmet-il aussi bien notre message que si nous avions parlé à la première personne tout le long du roman ? L’histoire correspond-elle parfaitement à notre réalité ? Les faits restent-ils fidèles à ceux qui se sont vraiment déroulé ? Si vous êtes satisfaits, alors parfait, passez aux corrections et à la relecture. Si un seul passage induit un doute, alors n’hésitez pas à le retravailler et à reprendre vos écrits. C’est important que cela vous convienne, c’est votre histoire après tout ! Vous êtes le meilleur juge pour vous assurer de la solidité de ce que vous allez publier.
A très vite !

guelord ishako planète astuces

Publié par Guelord Ishako

Je suis un jeune congolais résidant à Lubumbashi, Je suis un libre penseur et un motivateur Je donne des conseils sur la vie, comment devenir riche et libre financièrement. je travail beaucoup sur le développement personnel et sur l’entreprenariat

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer